Le Conseil de l'Union européenne vient d'adopter une loi qui permettrait aux pays de couvrir le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) avec des bornes de recharge rapides à 60 km d'intervalle, éliminant ainsi l'anxiété liée à l'autonomie entre les grandes villes, du Portugal à la Finlande et entre les deux.
Le règlement prévoit qu'à partir du 31 décembre 2025, les bornes de recharge offriront au moins un point d'une puissance de 150 kW et d'une puissance totale d'au moins 400 kW. Ensuite, à partir du 31 décembre 2027, la puissance totale sera augmentée à 600 kW avec la même exigence de point de recharge individuel de 150 kW. Cette exigence minimale signifie qu'il n'y aura plus de stations commercialisées en 150 kW qui ne fourniront pas au moins cela, au moins sur un de leurs points.
Construire le réseau de recharge prendra du temps. Le déploiement obligatoire concerne au moins 50 % des routes complètes le long du RTE-T d’ici fin 2027. Le déploiement complet devra avoir lieu d’ici fin 2030.
L'autre grande partie de la réglementation exige que les bornes de recharge prennent en charge les paiements ponctuels via des cartes ou des appareils sans contact sans nécessiter d'abonnement. Les opérateurs seront tenus d'indiquer clairement leurs prix et d'indiquer les temps d'attente et la disponibilité des chargeurs par des moyens électroniques.

Cette mesure constitue un élément essentiel de la stratégie « Fit for 55 » de l'Union européenne, qui fixe l'objectif du bloc de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % avant 2030 et d'atteindre la neutralité climatique d'ici 2050.

Selon les estimations de l'UE, le secteur des transports contribue à hauteur de 25 % à l'empreinte de gaz à effet de serre du bloc, dont 71 % sont spécifiquement attribués aux véhicules routiers.
